Samedi 15 décembre 2012 - 20:30
  • Court métrage

Week-end géorgien : RÉTROSPECTIVE MIKHEÎL KOBAKHIDZÉ

Trop méconnu en Europe, le cinéma géorgien est réputé et apprécié des cinéphiles les plus avertis. S'il connut un bel essor du temps de l'Union soviétique, la production a ensuite été rudement freinée et reprend petit à petit vigueur avec les nouvelles générations de cinéastes. 

À l'occasion du centenaire du cinéma géorgien, L’hybride vous propose deux soirées pour en découvrir un infime panel à travers des films caractéristiques datant d'époques différentes.


Né en 1939 à Tbilissi en Géorgie, Mikheïl Kobakhidzé est un cinéaste atypique qui, malgré sa longue carrière, n’a tourné que sept courts métrages dont seulement six ont été conservés. C’est à la fin des années 50 qu’il intègre la prestigieuse école de cinéma du VGIK à Moscou. Ses condisciples se nomment Klimov; Konchqlovski, OtarIosseliani. Il réalise à cette époque trois courts métrages, très remarqués au sein de l’école. Élève de l’atelier de Serguei Guerasimov, son tout premier court métrage, « Jeune amour », annonce immédiatement sa griffe : image en noir et blanc, scénario sans dialogues. Mikheïl Kobakhidzé inscrit ses films dans un univers à contre-courant de l’époque, préférant la poésie formelle au réalisme soviétique pratiqué plus couramment. C’est ainsi qu’il s’attire la foudre des censeurs soviétiques qui fustigent ses films, l’accusant à plusieurs reprises de « formalisme ». Volontiers comparé à Jacques Tati et Buster Keaton, l’univers de Kobakhidzé est « un étonnant mélange de fraîcheur et de tendresse, d’espoir et de résignation, qui se distille à travers une géométrie de l’espace moins propice à la mécanique du gag proprement dit qu’à une poétisation du monde ». En 1969, après la réalisation du film « Les musiciens », Mikheïl Kobakhidzé reçoit une interdiction d’exercer sa profession de réalisateur en République Soviétique. Malgré ses protestations, sa carrière est brisée. Il travaille alors sur des scénarios de dessins animés et fait aussi des rénovations d’appartements. Il lui faudra attendre plus de vingt ans avant d’être redécouvert et reconnu dans les festivals internationaux au milieu des années 90.  

 

Jeune Amour (MoladayaLioubov) / 1961 / 7 min

Avec Tatiana Gavrilova

Un jeune géologue revient d'une expédition. Alors que sa femme ne l'attend pas, il en profite pour lui jouer des tours.

 

Carrousel (Karousseli) / 1962 / 11 min

Avec Stanislav Borodkine et Natalia Zorina

Un homme et une femme se rencontrent par hasard et finissent par se perdre de la même façon.

 

La Noce (Kartsili) / 1964 / 21 min

Avec Ekaterina Veroulachvili, Guiorgui Kavtaradze, Baadour Tsouladze, Nana Kavtaradze

À Tbilissi, un jeune homme tombe amoureux d'une fille qu'il a croisée deux fois dans la même journée. Hélas, le lendemain... 

 

Le Parapluie (Kolga) / 1966 / 18 min

Avec Diana Petraitite, Ramaz Guiorgobiani

Un contrôleur de chemin de fer et son amie vivent en paix le long d'une voie ferrée quand débarque un parapluie.

 

Les Musiciens (Mousikosebi) / 1969 / 12 min

Avec Mikheil Kobakhidze, Guia Avalichvili

Deux jeunes musiciens se rencontrent. Au debut, ils sont heureux, ensuite ils se disputent, et la dispute se transforme en guerre.

 

Sur le chemin / 2002 / 12 min

Avec Cyr Chevalier

Un homme marche, chargé de tous les biens qu'il a amassés sa vie durant.

 

 

Durée du programme : 1h21

Projection suivie d'un échange avec le réalisateur.

 

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